Sécurité et conformité
Un outil qui écoute des collaborateurs et voit leur écran doit rendre ses garanties vérifiables. Voici ce que fait TellMeHow, ce qu’il refuse de faire, et ce qui reste de votre responsabilité.
Sept règles de produit, non négociables
Ces règles ne sont pas des options de configuration. Aucun cabinet, aucun commanditaire ne peut les désactiver.
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1
On évalue des process, jamais des personnes
Le produit ne calcule aucune note, aucun score, aucun classement, aucune comparaison individuelle, ni dans l’interface, ni dans les exports, ni dans le chat. Le chat refuse les questions du type « qui est le moins efficace ? ».
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2
Aucune analyse des émotions
Ni le ton, ni le stress, ni les hésitations ne sont analysés. On exploite ce qui est dit et montré, pas la manière dont c’est dit.
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3
Le participant sait qu’il parle à une IA
C’est écrit dans l’invitation et sur l’écran d’accueil de l’entretien. L’intervieweuse ne prétend jamais être humaine.
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4
Le participant garde la main
Il peut mettre en pause, couper le micro ou l’écran, partager une seule fenêtre, corriger ou retirer un point de son récapitulatif et supprimer un passage de l’enregistrement. Seuls les chapitres qu’il a validés alimentent l’analyse.
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5
Ce qui est retiré disparaît vraiment
Un point retiré ou un passage supprimé est effacé de l’analyse, des preuves, du livrable, de l’index de recherche et du partage entre entretiens. Il n’est pas simplement masqué.
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6
Aucune capture hors session
Rien n’est installé sur le poste du collaborateur. Rien n’est capté quand la page de l’entretien n’est pas ouverte et la session en cours.
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7
Le commanditaire ne voit pas les bruts
Le sponsor consulte le livrable et les seules preuves que le consultant a choisi de publier, attribuées par rôle et non par nom par défaut. Il n’a accès à aucun enregistrement complet ni à aucune transcription complète.
AI Act
Le règlement européen sur l’IA classe à haut risque les systèmes qui surveillent ou évaluent la performance ou le comportement des travailleurs. Un outil qui cartographie des process n’en relève a priori pas, à condition de ne produire aucune analyse individuelle : c’est précisément ce que garantit la première règle de produit. Nous concevons le produit comme si les obligations du haut risque s’appliquaient déjà, pour ne jamais en relever.
- Transparence (article 50) : le participant est informé qu’il échange avec une IA, dès l’invitation.
- Reconnaissance des émotions au travail, interdite par l’article 5 : le produit ne fait aucune analyse émotionnelle.
- Une note de classification documente pourquoi le produit n’est pas à haut risque ; elle est revue à chaque fonctionnalité qui touche aux personnes.
RGPD
L’entreprise auditée et, selon les cas, le cabinet sont responsables du traitement ; nous intervenons comme sous-traitant, et nos fournisseurs d’hébergement et d’IA comme sous-traitants ultérieurs listés. La base légale envisagée est l’intérêt légitime de l’employeur, le consentement d’un salarié envers son employeur étant jugé fragile. L’acceptation sur l’écran d’accueil sert à informer et à engager, pas de base légale.
- Minimisation : conservation des enregistrements bruts limitée à 90 jours par défaut, réglable par espace puis par mission.
- Accès : le participant retrouve par son lien tout ce qui le concerne, transcription, enregistrement, épingles et pièces.
- Effacement : une demande de suppression totale est traitée par le cabinet en une action, avec effet en cascade sur l’analyse et le livrable.
- Une analyse d’impact (AIPD) est très probablement requise ; un modèle pré-rempli est fourni.
Droit du travail et CSE
En France, un outil qui enregistre la voix et l’écran peut être qualifié de moyen de contrôle de l’activité, même si sa finalité est l’audit. L’information et la consultation du CSE s’imposent alors, et des décisions de justice de 2025 ont suspendu des déploiements d’outils d’IA faute de consultation, y compris en phase pilote.
- Un kit CSE prêt à transmettre décrit les finalités, les données collectées, les garanties et les durées de conservation de la mission.
- Chaque mission porte un champ « CSE informé ou consulté le… », que l’assistant de lancement rappelle pour les entreprises françaises.
- La participation repose sur une acceptation explicite en début d’entretien : un collaborateur qui refuse ne fait pas l’entretien.
Sécurité des données et hébergement
L’application, ses bases de données, ses fichiers et le serveur temps réel qui reçoit la voix et l’écran sont hébergés en France, chez OVHcloud. Chaque cabinet dispose d’un espace isolé : toute donnée appartient à un espace, et chaque requête est filtrée par espace. Les traitements d’IA, eux, passent par les fournisseurs que le cabinet choisit : par défaut OpenAI, qui traite les données aux États-Unis dans le cadre de clauses contractuelles types. Le produit indique la localisation de chaque fournisseur, et des options européennes existent pour l’analyse, le chat et la vision.
- Liens d’entretien personnels : jetons aléatoires stockés sous forme d’empreinte, à durée de vie limitée, révocables à tout moment, avec un code envoyé par e-mail en option pour les missions sensibles.
- Comptes du cabinet : double authentification obligatoire pour les administrateurs, extensible aux consultants, disponible pour les sponsors.
- Chiffrement des échanges en transit ; clés d’API des fournisseurs d’IA chiffrées, jamais affichées ni écrites dans les journaux.
- Journal d’accès : chaque écoute d’un enregistrement ou lecture d’une transcription est tracée (qui, quand, quel passage) et visible par l’administrateur de l’espace.
Floutage des données sensibles
Un écran partagé montre souvent des IBAN, des numéros de carte ou des coordonnées de clients. Le floutage est activé par défaut : avant qu’une image d’écran soit envoyée au modèle de vision, un moteur de lecture de texte qui tourne sur nos serveurs repère ces données par des règles et des clés de contrôle, sans appel à un service externe, et les zones trouvées sont floutées. Aucune détection n’est parfaite, par exemple sur du texte manuscrit ou des données mal formatées : le produit le dit à l’écran d’accueil.
- Catégories détectées : IBAN, numéros de carte, numéros de sécurité sociale, e-mails et téléphones de tiers, champs de mot de passe ; elles sont réglables par mission.
- La vidéo enregistrée est floutée après la session ; personne ne peut la voir avant ce traitement, et la version non floutée est ensuite supprimée.
- Le participant peut lui-même masquer une zone de son écran pour le reste de la session.
Les documents fournis au cabinet
Chaque document est généré à partir des réglages réels de la mission : destinataires, durées de conservation, catégories floutées, fournisseurs d’IA utilisés et leur localisation.
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Kit CSE
Une note d’information à remettre aux représentants du personnel : finalités de l’audit, données collectées, absence d’évaluation individuelle, droits des participants, accès du commanditaire limité au livrable.
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Modèle d’AIPD
Une analyse d’impact pré-remplie avec la description du traitement, les mesures techniques et les durées, à compléter et valider par le responsable du traitement.
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Contrat de sous-traitance (article 28)
Le contrat qui encadre notre rôle de sous-traitant, avec la liste des sous-traitants ultérieurs, hébergement et fournisseurs d’IA.
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Note de classification AI Act
Le raisonnement qui conduit à considérer le produit comme hors du haut risque, et la liste des garde-fous techniques qui le soutiennent.
Cette page décrit ce que fait le produit pour aider à la conformité ; elle ne constitue pas un avis juridique. La qualification finale de chaque traitement revient au responsable du traitement et à son juriste.
Questions fréquentes
Le commanditaire peut-il réécouter les entretiens ?
Non. Dans TellMeHow, le sponsor voit le livrable publié et les seules preuves que le consultant a sélectionnées, par exemple un court extrait ou une capture, attribuées par rôle par défaut. Il n’a accès à aucun enregistrement complet ni à aucune transcription complète.
Combien de temps les enregistrements sont-ils conservés ?
Les enregistrements bruts (audio, vidéo d’écran) sont supprimés automatiquement après 90 jours par défaut, une durée réglable par espace puis par mission. L’administrateur est prévenu sept jours avant la purge. Le livrable et les preuves publiées suivent leur propre durée de conservation.
Un collaborateur peut-il refuser l’entretien ou faire supprimer ses données ?
Oui. L’entretien commence par une acceptation explicite, et un collaborateur qui refuse ne fait pas l’entretien. Il peut aussi demander la suppression de toutes ses données : le cabinet la traite en une action, et elle s’applique en cascade à l’analyse, aux preuves et au livrable.
L’éditeur a-t-il accès au contenu des entretiens ?
Non, pas par défaut. L’équipe de la plateforme n’accède au contenu d’une mission que dans le cadre d’une demande de support du cabinet, avec un motif obligatoire, et chaque consultation est tracée et visible par l’administrateur de l’espace.
Où partent les données envoyées aux modèles d’IA ?
Chez les fournisseurs d’IA que le cabinet a choisis pour chaque usage (voix, transcription, vision, analyse). Par défaut, c’est OpenAI, qui traite les données aux États-Unis ; la conversation vocale en temps réel s’appuie aujourd’hui sur OpenAI, avec Deepgram ou ElevenLabs en option. Pour l’analyse, le chat et la vision, le cabinet peut retenir une option européenne comme Mistral. Les images d’écran sont floutées avant leur envoi.
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Un entretien vocal avec partage d’écran, la carte des process qui en sort, le livrable que lit le sponsor : sur une mission de démonstration, avec vos questions.